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Habiter le trouble Série de photographies argentiques en noir et blanc. Images mises en page de manière à créer une sorte de narration, de roman-photo. Les blancs de page sont comme des instants de silence entourant les images. Histoire(s) en plusieurs temps… La surface de la page est donné à voir comme le mur du white cube - EXPOSER - exposer le corps, exposer les mots. Le(s) silence(s) de la photographie. Le blanc - moments de respiration - comme des mots jamais prononcés (non dit ?) Chuchotements imperceptibles… L’espace est souvent clos. Il très peu d’éléments qui apparaissent - ÉPURE - seul le corps, absent ou présent est en jeu. L’espace s’ouvre parfois sur des extérieurs. La solitude se dessine. L’atmosphère se découvre, devient un simple drap, un corps qui se révèle dans la lumière et l’obscurité. Le temps passe, tout en sachant que rien ne se passe réellement, tout est en suspension. Séquence dans un monde miniature, confinée, le lieu prend une échelle étrange, intemporel. Il n’y a presque pas d’indice. Fragments de corps. Le corps féminin est omniprésent dans mes images. Il se déploie et s’articule avec l’écriture manuscrite. Des instants poétiques charnels et textuels dansent ensemble. Je cherche à harmoniser les deux entités. Le sujet parle des démences et des maladies men-tales. Les territoires intimes montrent des indices corporels, des fragments d‘énigmes, une géographie intérieure. Le délire féminin est associé au concept d‘hystérie. Le rêve et la réalité se confondent. Dans une atmosphère entre huit clos et errances extérieures, un personnage féminin habite l’espace intemporel. L’attente. Le temps est suspendu. L’écriture et l’image s’articulent dans ma pratique. Elles racontent. C’est une sorte de journal intime, un peu à la manière d’Alix Cléo Roubaud, que j’admire énormément. Je recherche à créer un univers poétique et atemporel tout en questionnant des faits de sociétés. Je suis également très inspirée des romans de Marguerite Duras où les per-sonnages romanesques sont coupés des liens avec la société. Empreints d’abstraction, les personnages se situent dans des temporalités indéfinis, ils se caractérisent presque comme des fantômes. En effet, pour moi la solitude est un art qui me permet d’aller au delà des limites qu’elle peut édifier. Je m’en nourrie pour essayer de grandir.