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C'est sur un air de fleetwood mac que je me balade dans la scène ouverte des historiens du quotidien oubliés, au rendez-vous d'un croisement de rue, disposés sur des tables de fortunes, ils attendent la, à être lu, compris, ou imaginés, dans l'attente d'une adoption pour ce qu'ils sont et non une image simplement véhiculé. Les discours politiques fusent, la période des élections approche, une excitation règne sur les pavés qui se transmet subtilement à coup de "private jokes" comme ils aiment à se vanter eux-même de pouvoir se comprendre qu'entre eux, partisans d'un même parti. . A cette époque, je n'était pas avertis de ma sensibilité, seulement mon instinct me dictait d'appuyer sur le déclencheur, par frénesie ou par réflexe, parfois sans même réfléchir à ce que je prenais en photo, esclave de mon oeil, sourd de mes sens, la connexion nommée raison, n'existait pas encore. C'était un combat permanent, l'image de soi face aux regards des autres, s'acquérir les bons discours, les bonnes sympathies, faire remarquer d'un ton jugeur s'être trompé entre mardi et mercredi, la moindre pliure de tissu en disait plus long sur vous que vous même étiez capable de le faire. Comment naviguer dans une mer invisible avec un bateau volant, ne serait-ce pas l'histoire du titanic face au mont blanc au final ? celui d'être assis yeux bandé face à un ventilateur, et se croire en pleine lancée, jusqu'a ce que le jus ne passe plus et c'est une gifle qu'il nous arrive en pleine face ? Cette photo est à mon sens l'image de l'hypocrisie, l'art inconscient de n'être et rester qu'un simple enfant vétue de masques qu'ils choisi de revêtir, par mimétisme ou par survie, au fait de n'être instruit que de la victoire des autres et non de la sienne, celle d'être soi même et humblement, quelqu'un au même titre que tout le monde. La libération de cette maladie, c'est accepter qu'on ne peux qu'être que soi-même, dans un monde qui ne retient que ce que l'on fait, montre ou dit, afin d'être mieux mis comme responsable de ses choix et actes, et être jugé pointé du doigt pour être ce que l'on est, qui n'est pas un mal à retenir, mais bien une victoire d'être libéré de ce qu'en quoi le monde s'enterre, l'hypocrisie de se croire être, l'hypocrisie de s'attribuer, l'hypocrisie de se maquiller, l'hypocrisie de se cacher, d'être ce que l'on est au fond de soi, quelqu'un d'aussi respectable et enviable que n'importe qui d'autre.