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Suivre la trace Si l’homme, par l’évolution de ses modes de vie, s’est éloigné de sa source naturelle, le retour à l’environnement primaire se fait par le corps, interface entre l’être et le territoire qu’il habite. Ici commence la voie sauvage, par la tension des muscles en action, en stabilité précaire ou furtive au sein des éléments naturels, vecteurs de forces qui nous poussent ou nous soutiennent. Dans son exploration du paysage sauvage, Anthony Morel expérimente pleinement cet équilibre du mouvement et de la pause contemplative, dont la photographie conserve un témoignage fugace. Performative, elle capte cette mise en scène de l’être confronté aux éléments naturels. Dans cette communion, la temporalité semble suspendue, loin de la course effrénée de l’homme contemporain. La technique d’Anthony Morel tient à s’éloigner de la chaîne classique de production photographique ; face aux enjeux environnementaux actuels, son travail autarcique dans une économie de moyens n’autorise qu’un impact écologique modeste. L’élément naturel lui offre ses pigments, extraits de tanins végétaux, terres et charbons prélevés sur site. Ils incarnent matériellement le paysage dans une photographie qui donne parfaitement à voir le territoire dont elle est issue, puisqu’elle en conserve la matière organique au sein même de ses nuances. Texte de Blandine Boucheix